Interview de notre ancien stagiaire Yoan Lefebvre

 

« En devenant télépilote de drone professionnel, j’y gagne sur plusieurs points ! »

Ces dernières années, ils sont nombreux à avoir franchi le pas. Qu’ils soient professionnels de l’immobilier, de l’agriculture, du BTP ou de l’audiovisuel… Ils ont désormais tous besoin du drone pour leur activité. Et c’est ainsi, qu’ils ont décidé de devenir télépilote de drone professionnel.


À l’image de Yoan Lefebvre, 40 ans. Véritable touche à tout, tantôt journaliste radio, tantôt producteur éditorial et artistique dans l’audiovisuel, ce sudiste raconte son parcours et explique pourquoi il s’est lancé, lui aussi, dans l’apprentissage du drone.

Peux-tu nous expliquer ton parcours ? 

J’ai fait mes études à Nice. Là-bas, j’ai passé une licence information et communication au début des années 2000.

Et après ? 

Dans la foulée, j’ai été embauché au sein du groupe NRJ. Ainsi, j’ai travaillé jusqu’en 2012 pour Nostalgie et Chérie FM, à Marseille, Rouen et Toulon. En parallèle, en 2011, j’ai commencé à exercer en télévision suite à une rencontre en radio avec une artiste et un producteur avec qui j’avais bien accroché.

À partir de cette date, tu te lances vraiment dans l’audiovisuel … 

C’est cela ! Au départ, j’ai commencé avec une émission diffusée sur France 3, « Hymne à La Liberté ». Celle-ci se déroulait à Carthage. Elle était présentée par Laurent Boyer, pour célébrer la Tunisie après sa révolution. Puis, j’ai continué avec une autre émission de divertissement : « Une nuit dans l’Espace », sur France 2, avec Michel Drucker à la présentation. Ensuite, j’ai enchaîné plusieurs projets, avec des documentaires sur France 5, RMC Découverte, etc.

Tu travailles également dans le monde artistique ?

Oui, j’accompagne plusieurs artistes dans leurs tournées comme Claudia Tagbo, Florent Peyre, La Bajon…

Concrètement, ton rôle consiste en quoi pour la partie audiovisuelle ?

Je suis en quelque sorte un « prestataire » pour les boîtes de production. Donc je peux apporter des idées d’émissions ou de documentaires, des concepts, les mettre en forme, les réaliser ou les produire… J’ai ainsi produit et réalisé « La France et l’Espace : 50 ans de conquêtes », une trilogie pour RMC Découverte.

Donc la maîtrise du drone peut être intéressante en ce sens ?

Évidemment. Il y a de plus en plus de drone partout, car cela fait de jolies séquences… Aujourd’hui, c’est même devenu impensable de ne pas mettre de séquences avec du drone. Grâce à cela, sur des films longs par exemple, le contenu devient plus « aéré », plus digeste.

« J’y gagne en flexibilité »

Tu as donc décidé de t’y mettre ?

Au début, pour nos productions, nous faisions appel à un prestataire. Mais le résultat n’était pas vraiment au rendez-vous, surtout par rapport au tarif demandé… Donc je me suis dit que je pouvais le faire et qu’il était important de me former à ce niveau-là.

Qu’est-ce que cela t’apporte ? 

En devenant télépilote de drone professionnel, j’y gagne sur plusieurs points ! D’abord, c’est plus avantageux financièrement. Forcément, je n’ai pas à employer quelqu’un pour faire un travail que je pourrai faire moi-même. Surtout, j’y gagne en flexibilité. Je m’organise ainsi plus facilement. Je peux passer autant de temps que je le souhaite sur un lieu pour faire et refaire des plans au drone, avec ma vision des choses et au moment qui m’arrange : tôt le matin ou tard en fin de journée ! Si besoin, je peux prendre un train n’importe quand pour retourner dans un lieu et refaire des plans s’il me manque des images… C’est plus simple.

Tu as prévu de travailler avec quel drone ?

J’ai passé ma formation pratique à Toulon début mars et je passe le théorique bientôt. Pour le moment, j’ai prévu d’acheter le Mini 2 pour m’exercer. Ce drone est léger et permet de voler assez facilement en « loisir ». Puis je vais prendre le Mavic Pro 2.


Tu l’utiliseras dans le cadre professionnel ?

Oui, le Pro 2 me paraît être le meilleur rapport qualité/prix, à moins de 2000€. Il fait de belles images en vidéo. Il peut filmer en 4k, là où la norme des diffusions en télévision est en HD… Donc c’est bien suffisant !

Et pour les prochains mois, quels sont tes projets ?

Je ne peux pas parler de mes prochains projets car cela pourrait tomber à l’eau si cela fuitait… (Rires) Mais ce qui est sûr c’est que je vais m’exercer chez moi, dans le Var, avec le Mini 2, en attendant que la situation sanitaire et sociale s’améliore… En espérant que ce soit le plus tôt possible !

Pour finir, peux-tu nous parler de la formation télépilote que tu as passée avec Drone Up Academy à Toulon ? Si tu devais retenir trois temps forts, ce seraient lesquels?

Premièrement, je dirais la découverte du site du Beausset pour les vols, mais aussi la rencontre avec les autres stagiaires le premier jour. On comprend vite qu’il y a tous les niveaux… Deuxièmement, le moment où l’on entre dans le vif du sujet pour la partie pratique et où l’on doit appliquer toute la théorie. On se rend compte qu’il y a beaucoup de règles de sécurité à assimiler et à mettre en pratique. Finalement, ce n’est pas si mal de partir de zéro car, au moins, on n’a pas d’automatismes à corriger. Troisièmement, la découverte d’un second site, en plus du Beausset : la calanque de Port d’Alon. Ça permet d’appréhender autrement le drone, dans un environnement différent et surtout dans un cadre super agréable. 

Un énorme merci Yoan! bons vols!

 

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