Interview de notre ancien stagiaire Jean-Guillaume Heib: Rencontre avec un utilisateur convaincu

Aujourd’hui, nous rencontrons Jean-Guillaume Heib. Il est chargé de communication à la Communauté de Communes Coeur & Coteaux du Comminges à St Gaudens. Ce passionné de sport et d’audiovisuel nous raconte son expérience. Il nous explique pourquoi l’apprentissage du télépilotage de drone lui a semblé essentiel dans la continuité de son parcours.

« Le drone est devenu primordial pour avoir des images complémentaires, des photos aériennes »

Bonjour Jean-Guillaume, vous êtes chargé de communication. Quel est votre parcours professionnel ?

J’ai fait mes études en STAPS (sport) et ensuite, j’ai bifurqué vers un master management des politiques et organisations dans le contexte européen. Je me suis dirigé vers la partie marketing, communication et managériale à la faculté de droit de Toulouse.

Lors de mon premier emploi, j’étais dans l’événementiel et je travaillais pour une société prestataire de services de Nestlé. Nous organisions des évènements sportifs et publicitaires pour la marque.

Ensuite, j’ai été directeur régional d’une société qui faisait de la vente supplétive pour des produits informatiques. J’ai même été assureur.

Vous êtes toujours resté dans la communication malgré tout ?

Oui, toujours un peu. Après, j’ai été recruté par la collectivité territoriale dans laquelle je travaille aujourd’hui. Rapidement, on m’a proposé un poste de directeur du service des sports à la mairie à St Gaudens. Puis j’ai intégré le service jeunesse, où j’avais la responsabilité d’animer le réseau sur le territoire et d’organiser des séjours.

Maintenant, cela fait plus de trois ans que je suis au service communication. Je suis webmaster, je fais des photos, des vidéos, des reportages, et j’anime les réseaux sociaux sur nos différentes pages internet.

Pourquoi avoir eu besoin d’utiliser et d’apprendre à piloter un drone ?

Nous développons énormément la communication digitale, nous utilisons tous les médias possibles, mais la vidéo est mon outil principal. Dans le Comminges, nous sommes au cœur d’un territoire très rural. Le drone s’imposait avec ses prises de vues aériennes pour nos vidéos de promotions.

D’un point de vue technique, étant donné que nous avons quelques bâtiments, il est possible que l’on fasse de l’inspection pour des travaux.

Mais ce qui a fait basculer mon choix de me former au pilotage de drone, c’est que l’on organise un événement triennal, Les Pyrénéennes. Pour cela, nous allons produire au total trente vidéos, j’en ai personnellement vingt à faire. Je vais donc en montagne rencontrer des éleveurs, je fais des portraits. Le drone est devenu primordial pour avoir des images complémentaires, des photos aériennes, etc.

Mon employeur m’a demandé si j’étais intéressé pour me former, bien sûr j’étais partant. La collectivité a financé la formation et l’acquisition du drone.

« Nous allons amortir l’investissement de la formation et du matériel très rapidement »

Devenir pilote de drone vous apporte un grand plus dans votre métier semble-t-il. À titre personnel également ?

Oui, j’étais vraiment intéressé. Je n’ai pas fait cela uniquement pour le travail, je l’ai aussi fait pour moi. 

De plus, la collectivité va y trouver un certain bénéfice. Étant donné le coût d’une prestation, nous allons amortir l’investissement de la formation et du matériel très rapidement.

Quel équipement utilisez-vous ?

Je me suis renseigné sur cela avant la formation. En tenant compte du budget de la Communauté de Communes, nous nous sommes équipés d’un Mavic Air 2. Il est suffisamment performant pour l’utilisation que j’en fais.

Vous avez un planning chargé avec le drone ?

Avec Les Pyrénéennes, je suis en train de faire beaucoup de captation et de montage. C’est notre projet phare! Toutes ces vidéos seront diffusées entre le 16 août et le 16 septembre 2021, il y en aura une par jour. C’est un événement important, car comme tous les autres grands salons agricoles en France sont annulés, il ne reste plus que le nôtre dans le sud-ouest. On a un peu la pression!

De plus, nous faisons des vidéos sur les chemins de randonnées. J’ai déjà tourné à ce sujet, mais avec le drone, ce sera plus intéressant. Nous devons déployer bientôt des sentiers équestre et VTT, je vais être amené à réaliser une vidéo au sujet de ces nouveaux itinéraires.

Il y aura aussi le Tour de France, puisque nous avons une arrivée. C’est assez restrictif au niveau des prises de vue. J’ai de nombreuses démarches à faire avec les organisateurs du Tour concernant les scénarios de vol.

Nous travaillons également avec l’office de tourisme qui est subventionné par notre collectivité. Je leur apporte toutes mes compétences en termes de vidéo pour la promotion touristique du territoire.

Au sujet de la formation de télépilote que vous avez effectuée avec Drone Up Academy, qu’en avez-vous pensé ?

Personnellement, je me suis éclaté, même si c’était intense ! J’ai trouvé que c’était bien organisé, que le contenu était vraiment adapté aux besoins. La formation apporte beaucoup en pratique, mais aussi dans la préparation théorique.

Je l’ai faite en décembre 2020, le week-end. Le diplôme est arrivé dans ma boîte aux lettres il n’y a pas longtemps ! Comme il y a un écart entre l’apprentissage et la réception du diplôme, qui n’est pas dû à Drone Up Academy, il faut reprendre la main. Là, je m’y remets, donc ça va revenir !

Est-ce qu’il y a des éléments que vous avez particulièrement appréciés durant la formation ?

Tout était vraiment adapté, que ce soit le logement, le site, le matériel, les ordinateurs, tout était parfait. Nous avons juste eu un petit problème de wifi, mais franchement, c’est un détail.

Cela correspondait à ce que vous recherchiez ?

Oui ! Lorsque j’étais adolescent, j’ai commencé une formation de pilote. J’ai toujours été intéressé par l’aéronautique, je fais du parapente également. Cela m’a rappelé des souvenirs ! Cela m’a en plus permis de repasser un examen, voilà un nouveau diplôme dans la poche !

Merci à vous Jean-Guillaume!