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Un drone est un bagage particulier… il l’est bien évidemment pour vous mais également pour les compagnies aériennes. Faut-il le placer en soute ou en cabine ? Faut-il le déclarer pour prendre votre billet ?… Voici ce qu’il faut savoir avant de voyager avec votre outil de travail ou votre drone de loisir.

Drone : un appareil hors du commun

Selon son modèle, votre aéronef peut faire partie de plusieurs catégories qui peuvent poser problème aux compagnies aériennes préoccupées par la sécurité, l’optimisation du poids et la gestion de l’espace.

La sécurité une priorité

Les compagnies aériennes considèrent les batteries au lithium comme très sensibles voire dangereuses en cas de choc, de défaut de fabrication ou de fortes températures/pression.

Instables, elles sont susceptibles de provoquer des départs d’incendie à̀ bord ou des explosions et représentent un risque en vol. Les batteries Lipo (Lithium polymère) équipant la plupart des drones, de leur radiocommande et éventuel power-bank, font donc partie des produits dangereux.

Le poids et l’encombrement

La classe à laquelle appartient votre aéronef vous donne ses informations techniques (poids, dimensions…). À titre d’exemple le poids maximum des C0 est de 250 grammes, 900 g (C1), 4 kg (C2) et 25 kg (C3/C4). Sa fiche qui vous donne également ses dimensions vous permet de savoir s’il est encombrant ou trop lourd pour être éventuellement accepté en bagages à main.

 

Drones : soute ou cabine ?

Qui a envie de voir son précieux aéronef « jeté » en soute au risque d’être cassé, volé ou perdu ? La solution idéale est donc de pouvoir le garder en bagage à main mais ce n’est hélas pas toujours possible. Un drone n’étant pas un bagage classique, il est important de se conformer aux réglementations en vigueur.

 

Lois et textes réglementaires

L’Association Internationale du Transport Aérien (IATA) mentionne les drones dans ses règles concernant les bagages pouvant être embarqués ou non. Alors que le corps de l’aéronef et sa télécommande sont considérés comme des appareils électroniques fragiles, ce sont leurs batteries respectives qui sont problématiques. Les batteries Lithium qui sont également au cœur de plus en plus d’appareils (téléphones, e-cigarettes, ordinateurs portables…) sont normalisées comme suit :

  • L’énergie qu’elles peuvent produire en Watts/heure (Wh).
  • La quantité en grammes de Lithium (g).
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Les bagages équipés de batteries non amovibles dépassant 0,3 g de lithium métal ou 2,7 Wh sont interdits au transport. Lorsque les bagages doivent être enregistrés, la batterie au lithium doit être retirée et transportée en bagage à main.
Concernant les dimensions et le poids d’un bagage cabine, l’IATA mentionne au maximum, 56 cm x 45 cm x 25 cm (poignées/roulettes incluses) et 10 kg. Pour savoir si votre drone peut tenir dans les coffres cabines de l’avion, consultez sa fiche technique ou le site officiel de son constructeur.

Air France, KLM, Transavia, Emirates…

Rares sont les compagnies qui interdisent formellement les drones. En règle générale :

  • Les drones doivent être séparés de leurs batteries.
  • Les batteries de rechange supplémentaires sont autorisées en cabine mais interdites en soute.

La plupart des compagnies suivent les recommandations de l’IATA avec des consignes de puissance de batterie suivantes :

  • Supérieure à 160 Wh, le drone et sa batterie de rechange sont interdits en cabine comme en soute.
  • Inférieure ou égale à 160 Wh, le drone complètement éteint (ou sans batterie) est autorisé en cabine et en soute.
  • Entre 100 et 160 Wh, vous devez demander un accord préalable.

Attention, certaines compagnies (low-cost/premium) ont un règlement plus restrictif. Emirates, interdit de voyager avec un drone en bagage à main et les batteries lithium ne peuvent être acceptés qu’après accord.

Quelques conseils pratiques pour voyager

Pour voyager en toute sérénité, renseignez-vous et suivez les règlements !

Renseignez-vous bien

Vérifiez tous les points avec la compagnie ainsi que les autorisations de voler dans le pays de destination. Ce serait dommage de vous faire confisquer votre drone une fois arrivé ou en pleine prise de vue… Contactez l’ambassade ou des pilotes d’aéronefs professionnels locaux. Transavia précise par exemple que les drones étant interdits au Maroc, ils le sont également sur leurs vols vers cette destination. Emirates, les interdit sur ceux vers la Jordanie.

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Protégez bien votre matériel

Si le modèle de votre drone n’est pas autorisé en cabine, il faudra vous résigner à le placer en soute. Prévoyez une boîte rigide adaptée avec housse et protections antivols. L’appareil comme les batteries doivent être parfaitement emballés. Il existe des valises capitonnées conçues pour les drones professionnels. Placez vos batteries dans un sac de transport ignifugé et évitez les boîtes en métal ou en matériaux conducteurs.

N’emportez pas trop de batteries de rechange

L’idéal est de voyager avec une batterie principale et maximum 2 batteries complémentaires. Au-delà, certaines compagnies demandent un formulaire de déclaration d’accumulateurs ou les refusent. Transavia mentionne par exemple un maximum de 2 batteries. Afin d’éviter les courts-circuits, chacune doit être placée dans un sac individuel ignifugé avec un adhésif isolant pour protéger les bornes.

Préférez un enregistrement au guichet

Si vous avez respecté toutes les consignes, vous n’aurez aucun souci mais il est toujours préférable d’avoir l’aval des agents de sécurité. Quoi de pire que d’être obligé de laisser votre drone en soute alors que vous n’avez pas prévu les protections adaptées ou pire au sol ! Vous avez des questions complémentaires ? Les experts de Drone Up Academy répondent à toutes vos questions.